2026.07.09
Livraison à faibles émissions de carbone : le guide complet pour des expéditions plus durables à Montréal et au Québec
La livraison à faibles émissions de carbone est devenue un enjeu majeur pour les entreprises qui souhaitent concilier rapidité, efficacité et développement durable. Si la livraison rapide est désormais une attente normale des consommateurs, derrière chaque colis livré se cache une réalité beaucoup moins visible : son impact environnemental.
Au Québec comme partout dans le monde, le transport de marchandises représente une part importante des émissions de gaz à effet de serre (GES). Avec la croissance continue de l’e-commerce, le nombre de véhicules de livraison augmente chaque année, particulièrement dans les grands centres urbains comme Montréal et Québec.
Bonne nouvelle : il est aujourd’hui possible de concilier rapidité, fiabilité et réduction des émissions de carbone grâce à une logistique plus durable, à l’optimisation des tournées et au développement des véhicules électriques.
Qu’est-ce que la livraison à faibles émissions de carbone ?
La livraison à faibles émissions de carbone, aussi appelée livraison décarbonée ou livraison écologique, désigne l’ensemble des pratiques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par le transport des marchandises.
Contrairement à une idée répandue, il ne s’agit pas uniquement de remplacer les véhicules à essence par des véhicules électriques. En effet, une logistique plus durable repose sur une combinaison de solutions. permettant de limiter l’empreinte environnementale de chaque expédition, tout en maintenant un niveau de service élevé.
Parmi les principales pratiques mises en œuvre, on retrouve notamment :
- l’utilisation de véhicules électriques ou à faibles émissions ;
- l’optimisation intelligente des itinéraires ;
- le regroupement des expéditions afin de réduire le nombre de trajets ;
- la diminution des kilomètres parcourus à vide ;
- l’amélioration des emballages pour limiter le volume transporté ;
- la planification efficace des livraisons afin d’éviter les déplacements inutiles.
Ainsi, l’objectif est simple : livrer autant, voire davantage, tout en consommant moins d’énergie et en réduisant les émissions de CO₂.
De plus, cette approche est aujourd’hui au cœur de la transformation du secteur logistique.
Pourquoi est-ce devenu un enjeu majeur ?
Au Québec, le transport des marchandises représente une source importante d’émissions de gaz à effet de serre. Avec l’essor de l’e-commerce, le nombre de véhicules circulant quotidiennement dans les centres urbains ne cesse d’augmenter, notamment dans les régions métropolitaines de Montréal et de Québec.
Cette croissance s’accompagne d’un paradoxe : les consommateurs souhaitent recevoir leurs commandes toujours plus rapidement, mais ils accordent également davantage d’importance à l’impact environnemental de leurs achats.
Par conséquent, les entreprises doivent relever un double défi : offrir des délais de livraison toujours plus courts tout en réduisant leur empreinte carbone.
Cette évolution touche désormais tous les secteurs : e-commerce, santé, industrie, commerce de détail, institutions publiques et entreprises manufacturières.
Livraison écologique, carboneutralité et zéro émission : quelles différences ?
Ces expressions sont souvent utilisées comme des synonymes, alors qu’elles désignent des réalités différentes.
D’une part, une livraison à faibles émissions de carbone vise à réduire au maximum les émissions produites lors du transport grâce à des méthodes plus efficaces.
D’autre part, la carboneutralité consiste à compenser les émissions qui n’ont pas pu être évitées.
Enfin, l’objectif de zéro émission nette va encore plus loin, en éliminant les émissions à la source.
Pour les transporteurs modernes, la priorité est donc de réduire les émissions réelles avant d’envisager leur compensation.
Pourquoi le dernier kilomètre est-il le plus grand défi environnemental de la livraison ?
En matière de transport de marchandises, on pense souvent aux longues distances parcourues par avion ou camion. Pourtant, la phase la plus polluante reste la toute dernière : le dernier kilomètre.
Le dernier kilomètre désigne le trajet final effectué entre le centre de distribution et le destinataire. Qu’il s’agisse d’une entreprise, d’un commerce ou d’un particulier, cette étape représente le segment le plus complexe et le plus coûteux de la chaîne logistique.
En milieu urbain, chaque livraison exige des arrêts fréquents et de fréquents ralentissements. Par conséquent, un véhicule peut parcourir relativement peu de kilomètres tout en consommant énormément de carburant.
La rapidité a-t-elle un impact sur les émissions de carbone ?
Oui. Plus une livraison est urgente, plus elle risque d’être polluante.
Lorsqu’un client exige une livraison le jour même ou en quelques heures, le transporteur dispose de beaucoup moins de flexibilité pour optimiser ses itinéraires ou regrouper plusieurs colis dans un même véhicule.
En revanche, lorsqu’une livraison est planifiée sur une plage horaire plus large, il devient facile de mutualiser les expéditions. En effet, cela permet de réduire les trajets à vide et d’optimiser l’espace des véhicules.
L’objectif d’une logistique durable consiste donc à trouver le meilleur équilibre entre rapidité, fiabilité et efficacité environnementale.
Une nouvelle façon de penser la logistique urbaine
Réduire les émissions du dernier kilomètre ne repose pas sur une seule solution, mais sur un ensemble de bonnes pratiques qui se complètent :
- optimiser les itinéraires grâce aux technologies de planification ;
- regrouper plusieurs livraisons dans un même secteur ;
- limiter les trajets effectués avec des véhicules peu chargés ;
- favoriser les livraisons durant les périodes de circulation plus fluide ;
- intégrer progressivement des véhicules électriques dans les flottes urbaines.
C’est précisément cette combinaison de technologies, d’organisation et d’innovation qui permettra aux entreprises de répondre aux attentes des clients tout en diminuant durablement leur empreinte carbone.
Stratégies clés pour décarboner le transport de marchandises
Réduire l’empreinte carbone de la livraison ne repose pas sur une solution unique. Les entreprises les plus performantes combinent plusieurs leviers afin de diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) sans compromettre la rapidité, la fiabilité ou l’expérience client.
De l’électrification des flottes à l’intelligence artificielle, en passant par l’optimisation des itinéraires et le regroupement des expéditions, chaque amélioration contribue à rendre la chaîne logistique plus durable.
Voici les stratégies qui transforment aujourd’hui le transport de marchandises à Montréal, à Québec et partout au Canada.
1. Développer une flotte de véhicules électriques
L’électrification constitue l’action la plus directe pour supprimer les émissions d’échappement en milieu urbain. Contrairement aux véhicules thermiques (essence ou diesel), les véhicules électriques n’émettent aucun GES lors de leurs trajets.
Ils offrent plusieurs avantages opérationnels : réduction des émissions de GES, diminution de la pollution sonore, coûts d’entretien généralement plus faibles, meilleure efficacité énergétique lors des trajets urbains ponctués d’arrêts fréquents.
À Montréal comme à Québec, où les livraisons locales représentent une part importante de l’activité quotidienne, les véhicules électriques sont particulièrement adaptés aux tournées de courte et moyenne distance.
Chez Globex, cette transition est déjà bien amorcée. Notre flotte locale intègre progressivement des véhicules électriques afin d’effectuer un nombre croissant de livraisons à Montréal, avec une empreinte environnementale réduite.
Cet investissement s’inscrit dans une vision à long terme : développer une logistique plus durable tout en maintenant les standards de rapidité, de fiabilité et de service personnalisé qui caractérisent Globex depuis plus de 30 ans.
Notre objectif n’est pas seulement de remplacer des véhicules, mais d’améliorer continuellement l’ensemble de nos opérations afin de réduire leur impact environnemental.
2. Optimiser les itinéraires grâce aux technologies intelligentes
À véhicule égal, deux trajets identiques peuvent présenter des bilans carbone totalement différents.
L’utilisation d’outils de planification intelligente permet d’analyser en temps réel : circulation, travaux routiers, la densité des livraisons et les fenêtres horaires, la géolocalisation des chauffeurs…
Grâce à ces données, il devient possible de construire des tournées beaucoup plus efficaces.
Un camion qui évite les détours consomme naturellement moins d’énergie. De ce fait, cette optimisation améliore également la ponctualité des livraisons.
3. Regrouper les expéditions pour réduire le nombre de déplacements
La mutualisation des livraisons représente l’un des leviers les plus efficaces pour diminuer les émissions de carbone.
Plutôt que d’effectuer plusieurs trajets distincts vers une même zone géographique, les transporteurs regroupent plusieurs colis dans un même véhicule afin de maximiser son taux de remplissage.
Cette approche permet notamment de :
- réduire le nombre total de véhicules sur la route ;
- limiter la consommation d’énergie ;
- diminuer les coûts de transport ;
- réduire la congestion urbaine.
4. Mieux planifier les horaires de livraison
La congestion constitue l’un des principaux facteurs d’augmentation des émissions en milieu urbain.
Un véhicule immobilisé dans la circulation continue de consommer de l’énergie sans avancer.
Pour cette raison, de plus en plus d’entreprises privilégient des plages horaires moins achalandées lorsque cela est possible.
Les livraisons réalisées tôt le matin, en soirée ou durant des périodes où la circulation est plus fluide permettent souvent :
- de réduire le temps de trajet;
- de diminuer la consommation d’énergie;
- d’améliorer la ponctualité;
- de limiter les émissions de gaz à effet de serre.
Dans plusieurs grandes villes à travers le monde, ces nouvelles pratiques font désormais partie des stratégies de décarbonation du transport urbain.
Quels sont les bénéfices d’une logistique à faibles émissions ?
Réduire les émissions de carbone ne profite pas uniquement à l’environnement.
Une logistique plus durable génère également des bénéfices concrets pour les entreprises, leurs clients et les collectivités.
Pour les entreprises
Adopter des pratiques plus responsables permet de :
- Valoriser l’image de marque
- répondre aux critères ESG et aux appels d’offres publics/privés ;
- réduire progressivement les coûts d’exploitation énergétiques
- anticiper les futures réglementations environnementales.
Les entreprises qui investissent dès aujourd’hui dans des solutions plus durables se positionnent favorablement pour les années à venir.
Pour les clients
Les consommateurs accordent une importance croissante à l’impact environnemental de leurs achats.
Collaborer avec un transporteur engagé dans la réduction de son empreinte carbone permet aux entreprises de démontrer leur propre engagement envers le développement durable, sans compromettre la qualité de leur service.
Cette valeur ajoutée devient particulièrement importante pour les marques qui souhaitent renforcer leur réputation auprès d’une clientèle sensible aux enjeux environnementaux.
Pour les villes et collectivités
Une logistique plus verte contribue également à améliorer la qualité de vie des citoyens.
Parmi les bénéfices observés :
- amélioration de la qualité de l’air ;
- réduction des nuisances sonores et de la congestion
- meilleure cohabitation du transport de marchandises en centre-ville
FAQ – Livraison à faibles émissions de carbone
1) Qu’est-ce qu’une livraison à faibles émissions de carbone ?
La livraison décarbonée regroupe l’ensemble des pratiques réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Elle s’appuie notamment sur l’électrification des véhicules, la mutualisation et l’optimisation des trajets.
2) Une livraison écologique est-elle plus lente ?
Non. Grâce aux outils modernes de planification et aux nouvelles technologies, il est possible de réduire les émissions de carbone tout en maintenant des délais de livraison rapides et fiables.
3) Les véhicules électriques sont-ils adaptés à la livraison commerciale ?
Oui. Ils conviennent particulièrement aux livraisons urbaines et régionales, où les trajets sont plus courts et comportent de nombreux arrêts.
4) La livraison durable coûte-t-elle plus cher ?
Pas nécessairement. Plusieurs mesures visant à réduire les émissions permettent également d’améliorer l’efficacité opérationnelle et de diminuer certains coûts logistiques à moyen et long terme.
5) Pourquoi faire appel à un transporteur engagé dans la décarbonation ?
Collaborer avec un transporteur écoresponsable permet aux entreprises de réduire leur empreinte carbone indirecte, de répondre aux critères ESG des donneurs d’ordre et de proposer une valeur ajoutée écologique à leurs clients finaux.